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Une recherche d'odeurs heure par heure : le déroulé d'une nuitée sur un site en exploitation
Un gestionnaire qui programme une recherche d'odeurs en nuitée a deux questions : qu'est-ce qui va se passer dans mon immeuble entre 19 h et 6 h, et qu'est-ce qu'on attend de moi. Voici le déroulé type d'une nuitée sur un immeuble de bureaux de six à dix niveaux avec un restaurant d'entreprise, tel que nous le menons. Les horaires varient avec le site ; l'enchaînement, non.
Avant la nuit : ce qui se fait en journée
- J-7 à J-2, le cadrage. Le gestionnaire transmet les plans du réseau, l'historique des plaintes et des interventions, la liste des travaux récents. Les colonnes à tester et les zones à parcourir sont arrêtées, le nombre de techniciens aussi. Les preneurs sont informés de la date, des heures et de ce qu'ils pourraient voir.
- J-2 à J, l'enquête de terrain. En journée, les techniciens rencontrent les occupants qui se plaignent, avec un questionnaire court (quand, où, quoi), repèrent les lieux, les gaines, les sanitaires condamnés, les ouvrages en sous-sol, et lisent le réseau sur les plans. C'est l'enquête qui dit par quelle colonne commencer.
- J, en fin d'après-midi. Vérification avec le PC sécurité et le mainteneur SSI de la procédure de mise en mode test de la détection incendie, zone par zone, et du retour en service. Avec le mainteneur CVC, de la possibilité de réduire la ventilation des zones testées.
L'ensemble suit la méthode décrite dans le dossier odeurs persistantes dans un immeuble tertiaire : enquête, fumigène, traceurs, caméra, rapport. La nuitée n'en est que la partie visible.
La nuit, heure par heure
| Heure | Ce qui se passe | Ce que cela demande au site |
|---|---|---|
| 18 h 30 | Arrivée de l'équipe, briefing au PC sécurité : zones, colonnes, horaires, consignes d'évacuation, numéro d'astreinte du gestionnaire | Un agent de sécurité présent toute la nuit, les badges et clés |
| 19 h 00 | Départ des derniers occupants ; contrôle des plateaux et des sanitaires ; repérage des points d'injection (regards, tampons de pied de colonne) et des points de sortie attendus | Accès à tous les plateaux, y compris fermés, et aux locaux techniques |
| 19 h 30 | Mise en mode test de la détection incendie sur la première zone ; réduction de la ventilation ; remise en eau des siphons du secteur pour ne pas tester des siphons secs déjà connus | Le PC sécurité et, si besoin, l'astreinte SSI |
| 20 h 00 à 23 h 00 | Tests fumigènes, colonne par colonne : obturation, injection, surpression, parcours des étages, photo datée à chaque sortie de fumée, contrôle de la sortie en toiture. Trois à quatre colonnes par soirée selon la hauteur | Accès à la toiture terrasse |
| 23 h 00 à 0 h 30 | Traceurs colorés ou odorants sur les cheminements douteux (entre deux réseaux, entre deux locaux, ouvrages du sous-sol) ; ventilation des zones testées ; remise en service de la détection zone par zone | Rien de particulier |
| 0 h 30 à 3 h 00 | Inspection caméra des tronçons désignés par la fumée ou par l'enquête : raccordements abandonnés, anciens réseaux, contre-pentes, dépôts ; ouverture des regards et des tampons du sous-sol | Accès aux regards extérieurs et aux locaux en sous-sol |
| 3 h 00 à 5 h 00 | Suite des tests sur les colonnes restantes ; contrôle des ouvrages (fosse de relevage, bac à graisses) ; premières conclusions | Rien de particulier |
| 5 h 00 à 6 h 00 | Remise en état : obturateurs retirés, tampons refermés, regards fermés, ventilation rétablie, détection incendie en service et testée avec le PC sécurité, locaux ventilés, rien de visible pour les occupants | Le PC sécurité pour l'essai de la détection |
| 6 h 00 à 6 h 30 | Compte rendu oral au gestionnaire ou à son astreinte : ce qui a été trouvé, ce qui reste à confirmer, ce qui doit être fait dès le matin (un siphon à remettre en eau, un tampon à condamner) | Un contact joignable |
Après la nuit
- Le matin même : les occupants arrivent dans des locaux remis en état. Si une action immédiate est nécessaire (un point d'eau à remettre en eau, un tampon à laisser fermé), elle a été dite au compte rendu.
- Sous quelques jours : le rapport écrit. Contexte, méthode, photos datées de chaque sortie de fumée et de chaque constat caméra, source ou sources identifiées, actions classées entre entretien, réparation et travaux, avec l'ordre dans lequel les engager.
- Ensuite : les réparations ciblées, puis la contre-épreuve (second test sur la colonne concernée), puis, si le réseau le demande, une remise à niveau et un entretien qui empêche les dépôts de se reformer.
Le rapport est écrit pour être transmis au bailleur et au preneur. Il clôt la série de plaintes parce qu'il répond à la question posée : d'où vient l'odeur, et qu'est-ce qu'on fait.
Ce que le gestionnaire fournit
| À fournir | Pourquoi |
|---|---|
| Les plans du réseau, ou un repérage avec le mainteneur | Sans plan, la première heure de la nuit sert à le reconstituer |
| L'accès à tous les plateaux, aux sanitaires condamnés, aux locaux techniques, à la toiture, aux regards | La fumée sort là où l'on ne va jamais |
| Un agent de sécurité présent et le contact du mainteneur SSI | La détection incendie se met en mode test et se remet en service avec eux |
| L'information des preneurs | Un occupant tardif ne doit pas découvrir de la fumée dans un couloir |
| Un contact joignable pendant la nuit | Pour une décision immédiate (accéder à un local, condamner un point) |
| Le dossier des plaintes et des interventions passées | Il oriente les tests et évite de refaire ce qui a été fait |
Ce que le gestionnaire n'a pas à fournir : du matériel, une coupure d'eau, une évacuation du bâtiment. L'immeuble fonctionne normalement le lendemain matin.
Comment ALSBOM mène la nuitée
Les équipes sont internes, formées aux interventions en site occupé, avec un chef d'équipe qui est l'interlocuteur du PC sécurité et du gestionnaire pendant toute la nuit. Les outils sont ceux de la recherche d'odeurs : générateurs de fumée et obturateurs, traceurs colorés et odorants, caméras d'inspection, détecteur de sulfure d'hydrogène pour les espaces confinés. Les nuitées sont notre mode d'intervention courant sur les tours et les sièges sociaux de La Défense et de Paris, où l'exploitation ne s'arrête pas.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une recherche d'odeurs en nuitée ?
Une nuit, de l'arrivée de l'équipe vers 18 h 30 au compte rendu vers 6 h 30, pour un immeuble de bureaux courant. Une tour demande parfois deux nuitées ; un petit immeuble tient en une demi-nuit. Le cadrage le fixe à l'avance.
Les occupants verront-ils quelque chose le lendemain matin ?
Non. Les obturateurs sont retirés, les tampons et regards refermés, la ventilation et la détection incendie remises en service et testées, les locaux ventilés. Si une action immédiate est nécessaire, elle est dite au compte rendu du matin.
Que doit fournir le gestionnaire pour une intervention de nuit ?
Les plans du réseau, l'accès à tous les plateaux, locaux techniques, toiture et regards, un agent de sécurité présent avec le contact du mainteneur SSI, l'information des preneurs, un contact joignable pendant la nuit et le dossier des plaintes et interventions passées.
Quand le rapport est-il remis ?
Un compte rendu oral est fait au petit matin ; le rapport écrit, avec les photos datées, la source identifiée et les actions classées entre entretien, réparation et travaux, est remis sous quelques jours.
Le dossier complet : l'odeur dans un bâtiment occupé
Cet article fait partie du dossier sur les odeurs persistantes en immeuble tertiaire : lire l'odeur, ce que le gestionnaire vérifie en 48 heures, la recherche d'odeurs en site occupé, la réponse aux occupants.
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